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	<title>Appel Algérie</title>
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		<title>Appel Algérie</title>
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		<title>Qui sommes-nous et contacts</title>
		<link>http://appelalgerie.africa-web.org/article.php3?id_article=122</link>
		<date>2008-12-22 11:19:00</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Ce site est celui de l'appel pour les libertés publiques et sndicales en Algérie qui rassemble des syndicats et associations essentiellement algériennes et françaises et visant à soutenir le synidcalisme de lutte autonome en Algérie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour tout contact, utiliser le mail &lt;a href=&quot;mailto:afrique21@altern.org&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;afrique21@altern.org&lt;/a&gt;, adresse électronique de la revue Afrique XX1 (&lt;a href=&quot;http://www.afrique21.org&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;www.afrique21.org&lt;/a&gt;) qui est l'une des parties à l'origine de cette mobilisation.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Appel Algérie</author>
		<dc:date>2008-12-22T10:19:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Appel Algérie</dc:creator>
		

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		<item>
		<title>Poursuites contre le CNES, revue de presse 30 mai 2006</title>
		<link>http://appelalgerie.africa-web.org/article.php3?id_article=135</link>
		<date>2006-05-30 11:43:29</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le Quotidien d'Oran - 30/05/2006. EDITORIAL. Impasses !&lt;/strong&gt;
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Par K. Selim&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les interpellations et les poursuites engagées contre certains responsables régionaux du CNES mettent en lumière la situation d'impasse où se trouve l'université. Impasse pour les pouvoirs publics qui, après un recours à la justice, ont apparemment tablé sur la capacité de la direction du CNES à « contrôler » le mouvement. A l'évidence, même s'il existe une « direction » du CNES qui a pris les devants en excluant des coordinateurs régionaux combatifs, elle n'arrive pas à se faire entendre des enseignants. Il n'existe plus un seul CNES, mais deux, voire trois, et le plus influent, dans le contexte actuel, n'est pas la direction, qui a l'oreille du ministère de l'Enseignement supérieur. Le fait que les coordinateurs régionaux subissent actuellement interpellations et poursuites n'est guère de nature à améliorer l'image du coordinateur national et du Conseil national qui a pris l'initiative de les saquer. Un choix de « répression » interne qui a eu un effet fâcheux et totalement contre-productif. Les coordinateurs régionaux ne l'ont pas accepté car, à l'origine et selon des informations sûres, le Conseil national avait anticipé l'annulation judiciaire de la grève et avait prévu, dans ce cas de figure, de s'en remettre aux sections et aux assemblées générales. Le principe était de rendre à chaque fois la décision aux enseignants et de continuer à préparer le mouvement de grève. A l'évidence, le Conseil national a choisi, face à la décision de justice, de surseoir à la ligne arrêtée en décidant de l'annulation de la grève au lieu de s'en remettre, comme prévu, aux enseignants. La stratégie arrêtée aboutissait, il est vrai, à une sorte d'auto-suspension du Conseil national qui, sans faire face frontalement à la décision de justice, remettait la responsabilité et la décision aux assemblées générales. Ce choix n'a pas été fait, créant une situation d'impasse et de conflit à l'intérieur du CNES. Elle a été aggravée par la décision d'exclure les deux coordinateurs régionaux et le responsable de l'information. La cassure devenait presque irrémédiable entre un mouvement adossé aux assemblées générales d'enseignants et une direction incapable de descendre dans l'arène défendre ses positions. Une troisième tendance tentait de faire valoir le souci d'assurer une unité des enseignants, mais elle s'est retrouvée tétanisée par les divisions qui font littéralement craquer l'organisation syndicale. C'est ce qui explique que l'on se retrouve dans une grève « dure », qui est souvent le corollaire d'une situation de crise où l'ensemble des acteurs sont dans une situation d'impasse. La répression qui s'abat sur les coordinateurs régionaux va sans doute générer encore plus de radicalisation. Mais beaucoup sont pessimistes et estiment que le CNES risque, après cette épreuve, de subir la régression qui touche les structures organisationnelles de la société. Le rapport de force paraît en effet défavorable aux enseignants, qui doivent tenir compte de l'inquiétude des étudiants. L'éclatement du CNES n'est pas de nature à améliorer des capacités de négociation face à des autorités qui développent, depuis des années, une stratégie visant à contrarier l'émergence de structures autonomes. Cela aussi est un élément de l'impasse !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;UNIVERSITE. Trois coordinateurs du CNES sous contrôle judiciaire.&lt;/strong&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;B. Mokhtaria&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Après leur arrestation, les trois délégués régionaux des enseignants universitaires grévistes ont été présentés devant les juges d'instruction et placés sous contrôle judiciaire.
Pour les deux coordonnateurs nationaux chargés de la région Centre, M. Farid Cherbal de l'université Houari Boumediène de Bab Ezzouar, et de l'Ouest, M. Mustapha Mechab, de l'université Djillali Liabès de Sidi Bel-Abbès, leur interpellation, dimanche et lundi par la police, a été opérée à la suite de deux plaintes déposées contre eux par le ministère de l'Enseignement supérieur pour incitation à la grève, selon le coordonnateur de la section CNES de l'UST Oran. Quant au coordonnateur national, chargé de la région Est, M. Khaled Bessila de l'université de Constantine, il a été arrêté, lundi, suite à deux plaintes déposées à son encontre par le rectorat. La première pour incitation à la grève et outrage à la personne du recteur et la 2ème pour non-respect de la décision de justice portant gel de la grève du CNES. Le coordonnateur national, chargé de l'Est, contacté hier par téléphone, a confirmé que « après sa présentation devant le juge d'instruction et devant le parquet général, il a été mis sous contrôle judiciaire et devra se présenter tous les dimanches au tribunal Ziani », de Constantine. Ces trois arrestations ont été fermement dénoncées par les sections CNES des trois régions, Centre, Ouest et Est. Dans une déclaration rendue publique, hier, il est écrit que « les signataires, de l'USTHB de Blida, l'université de Boumerdès, de Béjaïa, de l'USTO, INA, ENSET d'Oran, l'université de Tiaret, le centre universitaire de Mascara, l'université de Ouargla, de Jijel, de Sidi Bel-Abbès, de Mostaganem, l'ENS de Bouzaréah, l'université de Constantine, de Chlef, dénoncent fermement les arrestations arbitraires de nos représentants et collègues ». Les signataires du communiqué soulignent également que « nous nous interrogeons sur la signification de ces man&#339;uvres faites au lendemain de l'installation du nouveau chef du Gouvernement qui, pourtant, laissait entendre une écoute aux doléances des travailleurs et des enseignants ». Devant cette situation, les enseignants grévistes appellent « le chef du Gouvernement à rompre avec les pratiques passées et à ouvrir des négociations avec les réels représentants des enseignants. C'est l'unique voie menant à la sérénité au sein de l'université algérienne ». Quant au coordonnateur national du CNES, M. Boukaroura, il a exprimé, hier, le soutien du CNES aux collègues arrêtés et annoncé que leur problème sera exposé lors de la réunion, prévue aujourd'hui, avec le ministre de l'Enseignement supérieur. Une réunion, précisera-t-il, qui fait suite à la première rencontre tenue avec le ministre. « Nous nous sentons concernés par le problème de nos collègues. Le CNES compte entreprendre des actions pour sortir de cette crise. C'est pourquoi nous allons demander au ministre de retirer les plaintes qui ont été déposées contre nos collègues en marge de nos discussions sur la plate-forme de revendications ». Concernant la grève, il insiste que « cette grève ne concerne pas le CNES. Elle touche désormais le collectif des enseignants. Nous souhaitons, toutefois, qu'avec le dialogue, la situation sera débloquée ». Cependant, aux dernières nouvelles, la grève se poursuit pour les enseignants grévistes avec le blocage des examens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Liberté - 30/05/2006. Universités Trois délégués du Cnes sous contrôle judiciaire&lt;/strong&gt;.
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;par Samia Lokmane &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Farid Cherbal, Khaled Bessila et Messaâb Mustapha ont été placés hier sous contrôle judiciaire. Les coordinateurs régionaux du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) ont été entendus par les juridictions de leurs villes respectives, Alger, Sidi bel-abbès et Constantine, suite à des plaintes de leur rectorat. Les faits retenus contre eux consistent au non-respect de la décision du tribunal administratif du 10 mai dernier, portant annulation de la grève illimitée programmée pour le 13 mai, à l'incitation au débrayage (certaines sections ayant entamé l'action de contestation en dépit de son interdiction) et à la diffamation des autorités universitaires. Les inculpés ont été appréhendés par la police à quelques heures d'intervalle. Farid Cherbal a été arrêté dimanche en début de soirée, à sa sortie de l'université des sciences et des technologies de Bab-Ezzouar et conduit directement au commissariat de l'arrondissement où il a été gardé à vue pendant toute la nuit, avant d'être présenté hier devant le procureur de la république. Khaled Bessila, quant à lui, a été arrêté à l'aéroport de Constantine, à son retour d'Alger. Il a été auditionné dans la nuit avant d'être relâché aux environs de 2 heures. Le dernier ayant été interpellé est Messaâb Mustapha, enseignant à l'université de Sidi-bel-abbès. Ces arrestations ont suscité un grand élan de solidarité, d'abord de la part d'avocats, à l'instar des Mes Hocine Zehouane, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (Laadh) et Meziane qui se sont présentés au tribunal d'El-Harrach aux côtés de Farid Cherbal. De leur côté, les syndicats autonomes ont exprimé leur indignation. Dans un communiqué, le Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (Snapap) &#8220;dénonce énergiquement ces agissements anticonstitutionnels qui portent atteinte aux libertés, en général, et aux libertés syndicales, en particulier&#8221;.
D'autres formations comme le Conseil des lycées d'Alger (CLA) ont également réagi vivement aux interpellations. De son côté, M. Boukaroura, coordinateur national du Cnes, joint hier au téléphone, a promis que son syndicat &#8220;va tout faire pour trouver une issue&#8221; à cette affaire. Il en serait question aujourd'hui au cours d'une réunion avec Rachid Harraoubia, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique. &#8220;Auparavant, il était question de discuter de la plate-forme de revendications du Cnes, mais le sort de nos camarades devient une priorité&#8221;, soutient le responsable syndical. Pourtant, entre lui et une frange du Cnes, dont les cadres arrêtés, le courant ne passe plus. Dans une longue déclaration élaborée avant-hier, la direction nationale a exhorté les enseignants à la sagesse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le Soir - 30/05/2006. LE DEPARTEMENT DE HARRAOUBIA DEPOSE PLAINTE CONTRE LES COORDINATEURS DU CNES&lt;/strong&gt;. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Par Tarek Hafid&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cherbal, Bessila et Mechab placés sous contrôle judiciaire. Le ministère de l'Enseignement supérieur a, une nouvelle fois, saisi la justice pour tenter de mettre fin au mouvement de grève des enseignants qui se poursuit dans certaines universités. Farid Cherbal, Khaled Bessila et Mustapha Mechab, respectivement coordinateurs du Cnes pour le Centre, l'Est et l'Ouest, ont été interpellés par la police puis placés sous contrôle judiciaire.
Le département de Rachid Harraoubia semble avoir opté pour l'option de l'intimidation dans sa gestion du dossier des enseignants grévistes du Cnes. Dimanche après-midi, aux environs de 18 heures, Farid Cherbal, a été interpellé par des policiers au sortir de l'enceinte de l'université Houari-Boumediene de Bab-Ezzouar. &#8220;Nous venions juste de dépasser le portail de l'établissement lorsque des policiers en civil se sont littéralement jetés sur nous. Ils n'avaient pas de mandat d'amener et ont refusé de présenter leurs cartes professionnelles. D'autres policiers sont arrivés par la suite. Ils ont agi comme des cow-boys et ont forcé Farid Cherbal à les suivre&#8221;, précisait hier un syndicaliste qui a assisté à &#8220;l'interpellation&#8221; du coordinateur du Cnes. Ce dernier a passé une nuit dans les geôles du commissariat de Bab-Ezzouar. Il a été présenté tôt dans la matinée d'hier devant le juge d'instruction du tribunal d'El-Harrach. &#8220;C'est révoltant ce qui arrive aujourd'hui. Le droit à l'exercice syndical est un droit constitutionnel mais le voilà piétiné, malmené. Où allons-nous comme ça&#8221;, s'interroge Abderrahmane Arfoutni, député et membre de la direction du Parti des travailleurs, venu soutenir Farid Cherbal devant le tribunal d'El-Harrach. Chawki Salhi, porte-parole du PST, dénonce lui aussi l'arbitraire. Des dizaines d'enseignants du Cnes et des étudiants de l'USTHB sont également là. Sous une chaleur écrasante, tous espèrent la libération de Cherbal. Mohamed Nacer, enseignant et syndicaliste du Cnes USTHB, tente de glaner des informations au sujet de Khaled Bessila et Mustapha Mechab, coordinateurs du syndicat des enseignants également interpellés par la police à Constantine et Sidi-Bel-Abbès. &#8220;En agissant de la sorte, le ministère pensait nous impressionner, mais c'est l'effet contraire qui est en train de se produire. La grève s'est radicalisée. A l'USTHB, une soutenance de thèse que devait diriger le recteur président a été empêchée, jamais la protestation n'avait atteint un tel niveau&#8221;, précise pour sa part Mustapha Bali. Mais l'autre effet de ces arrestations est le ralliementralliement de nouveaux établissements au vaste mouvement de grève du Cnes &#8220;canal historique&#8221;. 12 heures 45, Farid Cherbal apparaît enfin. Il a les traits tirés mais marche d'un pas déterminé vers ses amis qui l'accueillent par une salve d'applaudissements. Selon Me Meziane, membre du collectif de la défense, Farid Cherbal a été interpellé suite à une plainte du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. &#8220;Les motifs de cette plainte sont l'incitation à une grève illégale. Le parquet a requis sa mise sous mandat de dépôt mais le juge d'instruction a décidé de le placer sous contrôle judiciaire. Il devra pointer une fois par semaine au tribunal d'El-Harrach&#8221;, précisera l'avocat. L'affaire étant encore en phase d'instruction, ce dernier conseille à Cherbal de ne pas faire de déclarations à la presse. Il se soumet à cette obligation. Mais à son regard, il semble bien décidé à poursuivre le combat et à ne pas abdiquer face à l'intimidation du département de Harraoubia.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LE FFS DENONCE L'INTERPELLATION DES COORDINATEURS DU CNES
&#8220;Un fait très grave qui se déroule dans la routine&#8221;
Le Front des forces socialistes a dénoncé, hier, l'interpellation des trois coordinateurs régionaux du Cnes. &#8220;MM. Farid Cherbal, Khaled Bessila et Mustapha Mechab, syndicalistes du Cnes, ont été arrêtés par les services de sécurité puis mis sous contrôle judiciaire. Ce fait, au demeurant très grave, se déroule dans la routine, dans l'illégalité et dans l'arbitraire. Tout indique que la &#8220;judiciarisation &#8220;des conflits sociaux et politiques continuera et que le pouvoir est déterminé à imposer la paix par la domination et le chantage. Le Front des forces socialistes dénonce ces pratiques malheureusement d'une affligeante banalité dans un Etat d'urgence tout aussi banal&#8221; indique ce communiqué signé par Ali Laskri, premier secrétaire national du FFS. Ce dernier annonce également que sa formation politique assure les syndicalistes du Cnes de &#8220;son soutien pour faire aboutir leurs revendications légitimes&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;El Watan - 30/05/2006. Trois responsables du CNES sous contrôle judiciaire.
Les universitaires sous pression.&lt;/strong&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Par Djamel Zerrouk&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le coordinateur national adjoint du Conseil national de l'enseignement supérieur (CNES), syndicat des enseignants, Farid Cherbal, interpellé dimanche dernier à la sortie de l'université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB), a été entendu, hier, par le juge d'instruction près le tribunal d'El Harrach.
Selon ses avocats, l'audition a duré près de deux heures et abouti à deux chefs d'inculpation : incitation à la grève d'une manière illégale et déconsidération d'une décision de justice. « Pour le premier point, le magistrat s'est appuyé sur l'article 55 de la loi 90-02 », relève Me Noureddine Benissad. S'agissant de la première comparution, la défense ne s'est donc pas trop attardée sur le fond, mais se réserve le droit de poser toutes les questions requises lors de la 2e comparution de notre mandant », ajoute l'avocat, qui fait partie d'un collectif de défense composé, par ailleurs, des maîtres Meziane, Belhadj et Haddadi. L'avocat Hocine Zehouane a tenu à exprimer sa solidarité avec Farid Cherbal en tant que président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH). Aucune déclaration n'a émané du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, que nos reporters ont vainement tenté de joindre. Idem pour la coordination nationale du CNES qui, rappelle-t-on, considère Farid Cherbal, ainsi que Mustapha Mechab, coordinateur régional de l'Ouest, comme étant « exclus » des instances dirigeantes du syndicat. Suspendu de son poste d'enseignant à la faculté des sciences de Sidi Bel Abbès, Mustapha Mechab a été interpellé, hier, par des policiers en civil à sa sortie de son domicile et présenté devant le tribunal de la même ville. Selon notre correspondant à Sidi Bel Abbès, M. Mechab aurait été placé sous contrôle judiciaire par le juge d'instruction. Pour ce qui est de Khaled Bessila (coordinateur du CNES à l'université de Constantine), arrêté avant-hier, il a été relâché dans la nuit de dimanche à lundi, précisément à 2 h, apprend-on auprès de son entourage. Placé sous contrôle judiciaire, le professeur à l'USTHB et non moins défenseur des droits moraux et matériels des enseignants du supérieur depuis plusieurs années, Farid Cherbal, a franchi le seuil de sortie du tribunal vers 13 h. Plus d'une centaine d'enseignants et d'enseigantes ainsi que des syndicalistes du CNES, venus de Boumerdès, de Blida, de l'USTHB, de l'EPAU, de l'INA, de l'INI et de l'ENTP, entre autres, ont tenu à accueillir leur « frère et camarade » sous un soleil de plomb. Des you you fusèrent spontanément. Les traits fatigués, Farid Cherbal, fortement ému, ne s'empêchait pas de serrer la main à tout le monde. « Merci de votre soutien ! », avait-il lancé à ses collègues, tenant cependant à s'abstenir de toute déclaration à la presse. « Voyez avec mes avocats. Ils sont bien placés pour répondre à vos questions », dit-il aux journalistes. Maître Benissad reviendra d'ailleurs sur la manière dont a été interpellé le syndicaliste lorsqu'il a quitté le campus de l'université de Bab Ezzouar à 17h45. « M. Cherbal a signifié au magistrat instructeur que son interpellation a été opérée sans mandat d'amener. Selon notre mandant, ce document, s'il existait, n'a pas été exhibé par les policiers. Nous estimons qu'il aurait été mieux de convoquer M. Cherbal par voie de justice », soutient l'avocat. Il faut dire que le passage du syndicaliste chez le juge a suscité la « consternation » au sein de la société civile et des partis politiques. Des personnalités de tous bords ont tenu, en effet, à se déplacer au tribunal d'El Harrach. Représentant le Parti des travailleurs, le député Abderrahmane Arfoutni se dit « blasé par le harcèlement dont sont victimes les syndicalistes ». « Où est la politique de la paix ? Laissez les syndicalistes activer librement du moment que la Constitution le leur permet et que leur base les en a dûment mandatés. Je suis outré qu'un professeur d'université soit arrêté et terrorisé parce qu'il n'a fait que défendre les intérêts de l'université. Que la police s'occupe d'autres affaires au lieu de harceler l'élite nationale », s'écrie le représentant de Louisa Hanoune. Pour Salah Chawki, porte-parole du Parti socialiste des travailleurs (PST), « l'interpellation de Cherbal et son passage devant la justice constituent une atteinte grave à l'exercice syndical ». « Au lieu d'ouvrir des négociations avec les grévistes, le pouvoir préfère instrumentaliser la justice. Nous condamnons cette pratique », a-t-il ajouté. Au nom du Conseil des lycées d'Alger (CLA), Redouane Osmane s'élève lui aussi contre la manière dont a été interpellé Farid Cherbal. « C'est révoltant en ce sens que notre ami Cherbal n'avait pas à être emmené dans un commissariat de police. C'est à la justice de convoquer M. Cherbal, ce à quoi il aurait répondu sans aucun problème », indique encore le secrétaire général du CLA. Des étudiants de l'USTHB ont répondu également présent à cet élan de solidarité. « Nous sommes là en guise de soutien à M. Cherbal, notre enseignant à Bab Ezzouar. Nous n'arrivons pas à comprendre qu'un professeur d'université soit arrêté et traduit devant la justice à cause de son statut de syndicaliste », témoignent, dépitées, trois étudiantes. Par ailleurs, les sections CNES des établissements « grévistes » n'ont pas manqué de condamner vivement l'interpellation de Farid Cherbal ainsi que Mustapha Mechab (coordinateur régional de l'Ouest) et de Khaled Bessila, coordinateur CNES de l'université Mentouri de Consatntine. « Nous nous interrogeons sur la signification de ces man&#339;uvres faites au lendemain de l'installation du nouveau chef du gouvernement, qui, pourtant, laissait entendre une écoute aux doléances des travailleurs et des enseignants », lit-on dans une déclaration rendue publique, hier, par les sections CNES de plusieurs universités et grandes écoles du pays. Ces syndicalistes qui accusent la direction nationale du CNES d'avoir « choisi le camp du pouvoir » en « gelant » la grève du supérieur lors d'un Conseil national tenu le 11 mai 2006, s'adressent à Abdelaziz Belkhadem en ces termes : « Nous vous appelons à rompre avec les pratiques passées et à ouvrir des négociations avec les réels représentants des enseignants. C'est l'unique voie menant à la sérénité au sein de l'université algérienne. » « La grève, entamée le 13 mai 2006, se poursuit toujours », nous a déclaré un syndicaliste de l'USTHB. Les retombées de ce mouvement qui « va inexorablement vers le pourrissement », pour reprendre les termes d'un gréviste, ce sont pas moins de 200 000 examens bloqués. Une situation qui devra peut-être inciter le nouveau chef du gouvernement à inscrire le dossier parmi les priorités absolues de l'Exécutif.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;« Les éléments juridiques ne tiennent pas la route », (...)&lt;/strong&gt; par &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Adlène Meddi &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Il y un mouvement de protestation massif, à travers le pays, et on veut intimider, terroriser ceux qui sont à la tête de ce mouvement, d'où ces plaintes du ministère de l'Enseignement supérieur et les mesures de contrôle judiciaire à l'encontre des syndicalistes afin de faire planer une menace permanente », a indiqué maître Hocine Zahouane, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH), contacté hier par téléphone. « Les éléments juridiques dans l'affaire de Farid Cherbal ne tiennent pas la route », a ajouté l'avocat Zahouane qui a assisté M. Cherbal hier matin au tribunal d'El Harrach. « Nous sommes face à un état de voie de fait de la part du ministère et face à la confusion totale de la part de la justice. Nous sommes face à un défi nationale », a conclu maître Zahouane. De son côté, l'avocat Boudjemaâ Ghechir, président de la Ligue algérienne des droits de l'homme (LADH), a condamné ces arrestations évoquant « des pressions, des comportements qui touchent à la liberté syndicale, à la citoyenneté et au droit de grève ». « Nous demandons la libération et l'extinction des poursuites à l'encontre des syndicalistes », a-t-il déclaré hier lors d'un entretien par téléphone. La LADH compte travailler sur un dossier détaillé relatif aux problèmes de l'université et au mouvement de grève. Pour rappel, en 2002, une mission d'information sur les libertés syndicales de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) a conclu dans son rapport que « le pluralisme syndical conquis après une trentaine d'années de monolithisme a été systématiquement remis en cause ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;SALAIRES DES ENSEIGNANTS DU SUPERIEUR
380 EUROS, QUI DIT MIEUX !&lt;/strong&gt;, par &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Hassan Moali &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le spectacle est désolant : Farid Cherbal enseignant en post graduation à l'USTHB et coordinateur régional du syndicat des enseignants du supérieur (CNES) a été coffré par des policiers au sortir de l'amphithéâtre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Motif ? Cet universitaire a décidé d'observer une grève avec ses collègues pour protester contre la dure condition de sa corporation. Après son mauvais quart d'heure avec les forces de l'ordre, l'enseignant s'en est sorti, hier, avec un contrôle judiciaire après avoir été traduit devant le juge ! Cette image quasi caricaturale traduit si bien l'affligeant traitement réservé en Algérie à tous ceux qui incarnent le savoir et l'intelligence. Tels des malfrats, les enseignants universitaires sont régulièrement traînés devant les tribunaux pour avoir osé réclamer juste une poignée de dinars supplémentaire dans leurs maigres fiches de paie égales ou inférieures à celle de la secrétaire du coin. Il faut savoir, en effet, qu'un enseignant du supérieur algérien gagne à peu près 38 000 DA par mois soit à peu près l'équivalent de 380 euros ! C'est là que le bât blesse, quand on sait que le salaire de base du même enseignant ne dépasse guère la barre des 16 000 DA dans la mesure où l'essentiel de sa « bourse » mensuelle est constitué de primes de différentes natures, qui ne sont évidemment pas comptabilisées dans le calcul des retraites. L'universitaire algérien fait ainsi figure d'un instituteur comparé à son collègue du Maroc de la Tunisie ou même de la Mauritanie. Chez nos voisins de l'Ouest, un enseignant de même rang perçoit l'équivalent de 2000 euros soit une contre-valeur de 200 000 DA pendant que le Mauritanien touche quand même 600 euros soit 60 000 DA. Il n'y a pas photo si l'on s'amuse à comparer les revenus de nos valeureux enseignants qui font pratiquement dans le militantisme universitaire, avec leurs collègues du Maghreb, dont les gouvernements tentent de les rapprocher avec les enseignants des pays développés à coups de réajustement fréquents des salaires. C'est dans cette perspective que la Tunisie, par exemple, projette selon l'hebdomadaire l'Intelligent, de porter d'ici à 2010-2015 la moyenne des salaires des travailleurs tunisiens autour de 10 000 dollars. Un seuil psychologique considéré comme une norme d'accès au cercle très fermé des pays développés qui redistribuent les richesses du pays suivant une échelle des valeurs et le mérite. C'est dire qu'au pays de Ben Ali, la moyenne actuelle des revenus d'un enseignant culmine à plus de 1100 euros soit 110 000 DA. Ces sommes mirobolantes en devises sonnantes et trébuchantes ont de quoi faire jaser ces pauvres algériens, dont une bonne partie d'entre eux, ne possédant même pas un petit appartement, sont hébergés, pour certains, par leurs propres étudiants dans les cités U. C'est que, être maître de conférences, assistant ou professeur de rang magistral en Algérie ne signifie pas grand-chose, sinon un salaire tout juste suffisant pour vivre comme le commun des Algériens, soit assurer l'alimentaire. Faire de la recherche, effectuer des voyages d'étude ou écrire des livres ? Nos enseignants n'y pensent peut-être même plus, eux qui sont au bout du rouleau. Si Certains ont eu la chance d'aller vers un ailleurs, forcément meilleur, monnayer au prix d'or leur savoir, des bataillons d'enseignants bardés de diplômes écument, malgré eux, les campus avec un c&#339;ur gros. Quand le président de la République assène à son ministre de l'Enseignement supérieur que « vos diplômes ne valent rien », l'on se demande comment exiger de la corporation des enseignants qui est le parent pauvre de la Fonction publique, un surcroît d'effort quand on les maintient socialement au stade de la précarité. Il faut dire également que Bouteflika avait montré la « voie » en 2000 lorsque, à Oran, il avait brutalisé devant les Algériens un professeur universitaire. C'est là toute l'image de l'université algérienne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Condamnation unanime des syndicats autonomes&lt;/strong&gt;, &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;par Nabila Amir&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ensemble des représentants des syndicats autonomes ont &#8220;dénoncé&#8221; et &#8220;déploré&#8221;, hier, l'arrestation et la garde à vue durant 48h de Farid Cherbal, coordonnateur national adjoint chargé de la région Centre au niveau du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), un syndicat autonome et agréé depuis plusieurs années.
A signaler que les responsables du CNES pour les régions Est et Ouest ont subi le même sort que celui de M. Cherbal. Les responsables du Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (SNAPAP) ont appris avec amertume l'arrestation des syndicalistes du CNES par la police suite à une plainte introduite par le ministère de l'Enseignement supérieur à leur encontre. &#8220;Les syndicalistes du CNES ont été conduits vers le commissariat de leurs villes respectives, sans convocation écrite comme la loi l'exige, comme ce fut le cas de M. Bsila, arrêté par la police à l'aéroport de Constantine et auditionné par le juge d'instruction pendant la nuit comme si c'était un criminel. La même procédure a été appliquée aux deux autres syndicalistes MM. Cherbal et Mechab&#8221;, explique, consterné, le responsable du SNAPAP. Ce dernier dénonce ces agissements anticonstitutionnels qui portent atteinte aux libertés en général et aux libertés syndicales en particulier, pourtant préservées par les lois de la République et par les conventions internationales que l'Algérie a ratifiées. Le SNAPAP, tout en exprimant son soutien aux cadres syndicalistes du CNES, appelle toutes les sections syndicales du secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique à observer un arrêt de travail d'une heure en guise de solidarité. Le SNAPAP interpelle les pouvoirs publics et le chef du gouvernement pour qu'ils interviennent afin de mettre fin aux atteintes répressives qui menacent les libertés syndicales. De son côté, M. Lemdani, membre de l'intersyndicale de la Fonction publique, estime que les syndicalistes ont le droit de recourir à la contestation, et la grève est un droit constitutionnel. M. Lemdani est persuadé que l'arrestation des trois syndicalistes est un fait grave qui va rendre la situation plus complexe. &#8220;Apparemment, les pouvoirs publics ne veulent pas d'un apaisement du front social, mais plutôt son pourrissement. Si les concernés croient qu'en procédant à l'arrestation de délégués syndicaux ils cassent le mouvement de contestation, ils se trompent. Le débrayage n'est pas l'&#339;uvre d'un délégué syndical, mais c'est une décision qui émane de la base&#8221;, dira notre interlocuteur. M. Lemdani rappellera que la fonction de M. Cherbal est de rapporter fidèlement les décisions prises d'une manière démocratique et souveraine dans les assemblées générales qui se déroulent dans les universités. &#8220;Dans ce cas de figure, les pouvoirs publics doivent procéder à l'arrestation de tous les enseignants qui participent à ces réunions&#8221;.&lt;/p&gt;</description>
		<author>Appel Algérie</author>
		<dc:date>2006-05-30T09:43:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Appel Algérie</dc:creator>
		

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		<title>SNAPAP : déclaration de soutien au CNES</title>
		<link>http://appelalgerie.africa-web.org/article.php3?id_article=134</link>
		<date>2006-05-29 18:21:43</date>
		<description></description>
		<author>Appel Algérie</author>
		<dc:date>2006-05-29T16:21:43Z</dc:date>
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		<dc:creator>Appel Algérie</dc:creator>
		
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		<title>Universités. Un responsable du CNES arrêté.</title>
		<link>http://appelalgerie.africa-web.org/article.php3?id_article=133</link>
		<date>2006-05-29 18:16:23</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Un membre du syndicat Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), en l'occurrence, Farid Cherbal, coordonnateur national adjoint chargé de la région Centre, a été arrêté, hier vers 18h30, et ce, à sa sortie de l'université de Bab Ezzouar (USTHB).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Selon M. El Bahi, membre également du syndicat, M. Cherbal discutait avec un collègue lorsqu'un groupe d'individus l'ont « braqué » tout en le sommant de les suivre. Celui-ci résista et exigea des explications. Les individus en question ont décliné par la suite leur identité et se sont présentés comme étant des agents de la police criminelle. Ils ont joint le geste à la parole en exhibant leur carte professionnelle. A cet instant, les collègues de M. cherbal ont accouru et essayé vainement de dissuader les policiers de l'emmener. Toutefois, au lieu de donner des explications, les agents de la criminelle ont appelé du renfort. Ils ont vérifié les papiers de M. Cherbal avant de l'embarquer dans une voiture de police pour l'escorter au commissariat situé au Parc Tito. Selon certaines informations, M. Cherbal a été arrêté suite à une plainte déposée par le ministère de l'Enseignement supérieur. M. Cherbal, faut-il le rappeler, est un membre influent du CNES connu pour sa pondération&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Nabila Amir&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author>Appel Algérie</author>
		<dc:date>2006-05-29T16:16:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Appel Algérie</dc:creator>
		

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		<title>Revue de presse grève du 9 mai, suite.</title>
		<link>http://appelalgerie.africa-web.org/article.php3?id_article=132</link>
		<date>2006-05-18 16:57:19</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;El Watan, le 13 mai 2006&lt;/strong&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Fonction publique.
L'intersyndicale menace de radicaliser son action&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'intersyndicale de la fonction publique envisage d'intensifier les actions en vue de forcer les pouvoirs publics à répondre favorablement aux revendications des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trois jours après l'organisation d'une première grève, le 9 mai, l'intersyndicale regroupant différents syndicats autonomes de la fonction publique, dont le CNAPEST, le CLA, le SNAPAP..., ne compte pas baisser les bras. Au contraire, les représentants des syndicats autonomes de la fonction publique se sont montrés plus déterminés à poursuivre leur lutte. « La grève du 9 mai nous a montré que nous sommes plus forts et capables de mobiliser le maximum de travailleurs. La prochaine fois, nous serons encore plus nombreux », a affirmé, hier à Alger, Ali Lemdani, chargé de communication du CNAPEST, lors d'une conférence de presse des membres de l'intersyndicale de la fonction publique. Cette première action de l'intersyndicale a démontré, selon Redouane Osmane, que les travailleurs ont pris conscience de leur situation socioprofessionnelle. « Les fonctionnaires ont prouvé à travers ce débrayage leur refus de la précarité, les salaires misérables et l'interdiction du droit à l'exercice libre du syndicalisme. Dans certaines wilayas, les grévistes ont été harcelés et réprimés même par les services de sécurité », a-t-il déclaré. Les syndicalistes, satisfaits par les résultats de la grève du 9 mai, menacent de radicaliser davantage leurs actions. Le syndicat autonome de l'administration (SNAPAP) propose d'organiser une grève de plus de 3 jours. La direction de l'intersyndicale de la fonction publique se réunira dans le courant de la semaine pour arrêter les actions à mener. Selon le responsable du SNAPAP et ses amis des autres syndicats autonomes, en sus du harcèlement judiciaire et policier, le gouvernement a tenté de déstabiliser les bases de l'organisation. Selon eux, les services du chef du gouvernement ont adressé, juste après la grève du 9 mai, une missive ou un télégramme à toutes les wilayas exhortant les fonctionnaires à ne pas adhérer aux actions de grève. « Dans ce message, on leur a demandé de patienter un moment. On leur a promis également qu'il y aura une augmentation des salaires », a ajouté Hadj Djilani Mohamed, chargé de communication du SNAPAP.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Madjid Makedhi&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Liberté Algérie, 13 mai 2006&lt;/strong&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'intersyndicale de la Fonction publique menace Une nouvelle grève pour bientôt&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8220;Bien que la grève du 9 mai ait été suivie partiellement dans l'administration et dans d'autres secteurs, cela a été une réussite pour l'intersyndicale de la Fonction publique&#8221;, a déclaré M. Lamdani, chargé de la communication du syndicat CNAPEST. Il a expliqué que le plus important dans cette action était de mobiliser plusieurs travailleurs de la Fonction publique autour des revendications socioprofessionnelles communes. &#8220;Le débrayage du 9 mai, organisé par la coordination de la Fonction publique, a été bien suivi dans le secteur de l'éducation. Nous avons pu paralyser tout le secteur au niveau national&#8221;, a souligné M. Osman, responsable du syndicat du Conseil des lycées d'Alger (CLA). Il a précisé qu'il est impératif de contacter les autres syndicats autonomes - qui ne font pas partie de l'intersyndicale de la Fonction publique - pour aller vers une convergence de la lutte sociale et faire pression sur le gouvernement, afin de résoudre les problèmes des travailleurs. Cependant, les différents responsables des syndicats s'accordent à dire que les travailleurs ont été menacés et intimidés par leurs responsables et par leurs administrations. &#8220;Cette action s'est déroulée en même temps que l'instrumentalisation de l'arsenal répressif du gouvernement. Des plaintes ont été déposées contre les responsables des syndicats, notamment le secrétaire générale du Snapap/ENSOT, pour grève illégale&#8221;, a déclaré M. Lamdani. Il a précisé que les intimidations, les menaces et les ponctions sur salaires ne font que rallumer le brasier. &#8220;Nous ne braderons pas nos revendications et nous continuerons notre combat. D'ailleurs, nous allons vers une grève de la Fonction publique, sous peu&#8221;, a-t-il annoncé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Nabila Afroun&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author>Appel Algérie</author>
		<dc:date>2006-05-18T14:57:19Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Appel Algérie</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Grève de la fonction publique, revue de presse</title>
		<link>http://appelalgerie.africa-web.org/article.php3?id_article=131</link>
		<date>2006-05-12 14:11:35</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;- Quotidien d'Oran. Mercredi 10 mai 2006
FONCTION PUBLIQUE, Une grève et des chiffres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La journée de grève à laquelle a appelé l'intersyndicale de la fonction publique, regroupant une dizaine de syndicats autonomes, a été « largement suivie dans tous les secteurs », ont annoncé, hier, les syndicats. Avançant un taux de suivi autour de 65%, les syndicats ont estimé que le « message est passé ». « Cette journée de débrayage est un avertissement aux autorités publiques pour attirer leur attention sur la dégradation du pouvoir d'achat des fonctionnaires. Ça suffit... arrêtez l'arrogance et le mépris envers les fonctionnaires », a lancé M. Ali Lamdani, chargé de l'information au Cnapest. Abordant le suivi de cette journée, il a affirmé que le taux de suivi de la grève dans le secteur de l'Education nationale est de 85% à l'échelle nationale. Toutefois il a avoué que « la grève a été différemment suivie » dans les autres secteurs de la fonction publique. La journée de protestation n'a pas mobilisé, en effet, autant de travailleurs que souhaité par l'intersyndicale de la fonction publique. A la fin de la journée d'hier, on ne disposait d'aucune information fiable sur les taux de suivi de cette grève même si les syndicalistes affirmaient qu'elle a été « bien suivie » mais sans donner de chiffres précis. Les syndicats ont affirmé simplement que « le déclic » a eu lieu ou encore « le suivi est satisfaisant ». La réalité est qu'il est difficile d'en savoir plus sur une grève qui devait mobiliser, à l'échelle nationale, pratiquement tous les travailleurs du secteur de la fonction publique, a avoué M. Lamdani. Mais pour ce dernier, le plus important est que les fonctionnaires osent aujourd'hui dire « non » au pouvoir. « Le vrai enjeu de toute lutte syndicale est de créer un rapport de force et nous sommes en train de le créer tout doucement maintenant », a-t-il souligné. De son côté, le responsable la communication du SNAPAP, Hadj Djillani, a affirmé que « les travailleurs ont observé la grève et ce en dépit des entraves et intimidations par l'administration. 40, 50 ou 60% ou plus, les syndicats ne peuvent donner que des chiffres approximatifs sur le taux de suivi ». Aussi l'on donne seulement le taux de suivi dans quelques secteurs. Le conseil national de la santé publique du Snapap donne le chiffre de 68% du taux de suivi à l'échelle nationale. La grève chez les vétérinaires a atteint le taux de 94%. Dans le secteur des finances, le suivi était de 50%, selon les syndicats. Pour les collectivités locales, les travailleurs des communes se sont mis en grève avec un pourcentage dépassant les 90% dans certaines wilayas alors que dans d'autres la journée n'a pas été suivie. Mais au delà des chiffres, les syndicalistes ont estimé que le taux de participation des travailleurs à cette grève est largement suffisant pour que les pouvoirs publics engagent un dialogue « serein » avec leurs représentants légitimes. Tout en avertissant sur la poursuite de la contestation, ils soutiennent fermement que « le dialogue doit être engagé avec ceux qui crient leur colère et non pas avec les alliés ». Les taux d'adhésion à la grève variaient aussi d'une wilaya à l'autre, d'un secteur à l'autre et la guerre des chiffres entre les syndicats et les administrations locales battait son plein. A Oran, le taux de suivi de la grève dans l'Education nationale était de 60%, selon le Cnapest, alors que la direction de l'Education affirmait qu'il était seulement de 0,41%. « La grève n'a touché que le secondaire où nous avons eu 70 grévistes sur 2.324 enseignants. Le taux de suivi est ainsi de 3,01% », affirme un responsable de l'académie. Les enseignants du supérieur affiliés au CNES de l'université Mohamed Boudiaf ont aussi adhéré à la journée d'hier et le taux de suivi a dépassé les 90% dans cette université, selon le président de la section syndicale CNES.
A Constantine, le mot d'ordre de grève n'a pas été largement suivi dans les secteurs dits sensibles de la fonction publique. Ce fut donc une journée presque ordinaire. A travers un tour des administrations locales rien ne laissait croire à un mouvement de grève. Que ce soit au niveau de la mairie, des antennes d'APC, de l'administration des impôts et d'autres structures que nous avons visitées, le travail était assuré, hier, normalement. Au niveau des écoles et des CEM c'est relativement le même constat. Une grande proportion des enseignants du moins dans les établissements scolaires que nous avons visités ont assuré les cours. Dans les lycées, par contre, la grève était plus perceptible à l'image du lycée Zighoud Youssef du Mansourah et de quelques établissements de Sidi Mabrouk. Même calme plat au siège de la wilaya. Au niveau de la direction de la santé, c'est le traintrain quotidien et selon des informations recueillies auprès de la DDS, tous les services de santé publique fonctionnent normalement. A Béjaïa, par contre, la grève a été largement suivie au niveau des communes et des différentes institutions de la fonction publique. En effet, selon un membre de la section syndicale du Snapap, les fonctionnaires du secteur public exerçant dans les institutions ont répondu favorablement au mot d'ordre de la grève, puisque le taux de suivi enregistré a atteint le seuil de 100%. D'ailleurs, plusieurs services ont été paralysés par cet arrêt de travail notamment ceux qui assurent la délivrance des documents administratifs. Selon notre interlocuteur, le service minimum a été toutefois assuré par les fonctionnaires et ce, au niveau de toutes les institutions. Il est à signaler qu'une réunion des syndicats autonomes et des conseil nationaux affiliés au Snapap est prévue pour aujourd'hui ou demain afin d'évaluer la « portée » de cette journée de grève. La journée de débrayage d'hier a été décidée, rappelle-t-on, le 16 avril dernier par l'intersyndicale de la fonction publique pour appuyer trois revendications essentielles. Il s'agit de l'augmentation des salaires des travailleurs de la fonction publique, l'élaboration d'un statut de la fonction publique et la défense de l'exercice du droit syndical garanti par la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Sofiane M. Et Correspondants&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;- Le Soir d'Algérie, 10 mai 2006
LES SYNDICATS AUTONOMES PROMETTENT D'AUTRES ACTIONS DE PROTESTATION ?La grève « largement suivie »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La journée de grève qu'a initiée l'intersyndicale de la Fonction publique a été un succès. A en croire les différents syndicats autonomes qui sont à l'origine de ce mouvement, les travailleurs des différents secteurs ont favorablement répondu à leur appel. Le taux de suivi diffère d'un secteur à un autre mais les syndicalistes sont satisfaits d'avoir réussi à fédérer des travailleurs de différents horizons pour, disent-ils « faire pression sur les pouvoirs publics ». ?Ils promettent que la lutte sociale ne s'arrêtera pas et que d'autres actions seront menées. Ils exigent une augmentation substantielle des salaires, le respect des libertés syndicales et la promulgation rapide du statut de la Fonction publique. Hier, les syndicats membres de l'intersyndicale faisaient un premier bilan de cette première action commune. Le Syndicat national autonome du personnel de l'administration publique (Snapap), le Conseil des lycées d'Alger (CLA), le Conseil national des enseignements secondaire et technique (Cnapest), le Conseil national de l'enseignement supérieur (Cnes) région ouest, le Syndicat autonome des vétérinaires (SNVFAP), le Syndicat des enseignants en paramédical (SNPEPM), le Syndicat national des psychologues, le Syndicat des travailleurs de l'éducation (SNTE) et le Syndicat des travailleurs de l'éducation et de la formation (Satef) ont tous affiché leur satisfaction. Au-delà de l'inévitable guerre des chiffres, le même constat a été établi par les membres de l'intersyndicale : les syndicats autonomes doivent unir leurs forces pour faire aboutir leurs revendications. C'est ce qu'explique M. Osmane Remdane, secrétaire général du CLA. « Les fonctionnaires ont compris que pour faire pression sur les pouvoirs publics, il faut aller vers une totale convergence. C'est cette démarche qui doit prévaloir. Je m'étonne néanmoins du mutisme des pouvoirs publics concernant cette ambivalence qui règne au sujet de la question salariale et les différents partenaires qui doivent la prendre en charge ». De son côté, M. Lemdani du Cnapest n'a pas caché sa satisfaction. Contacté au téléphone hier, il a estimé que les secteurs de l'éducation, de l'agriculture, de la santé ont favorablement répondu à l'appel à la grève. « C'est la première fois que les fonctionnaires osent transmettre aux pouvoirs publics des signaux d'avertissement. » Il considère en effet que le gouvernement est ainsi sommé de répondre aux doléances des travailleurs. « Au-delà des chiffres qui ne pourront être communiqués avant deux jours, il est important que ceux qui ont l'intention de tronquer les travailleurs, comprennent que ces derniers ne se contenteront pas des miettes que le gouvernement compte consentir. » Une analyse que partage l'ensemble des syndicats autonomes qui n'ont cessé d'exiger le strict respect des libertés syndicales, une conséquente hausse des salaires ainsi que le statut de la Fonction publique. En contrepartie, les pouvoirs publics, non contents de faire la sourde oreille à ces revendications, répondent souvent en actionnant la justice. A chaque mouvement de protestation, des syndicalistes sont traînés devant les tribunaux sous le fallacieux prétexte du « strict respect de la loi » brandi par les différents ministères. Impuissants face à la montée en puissance des syndicats autonomes, ces derniers optent pour la manière forte pour faire taire la contestation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Nawal Imès&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;- El Watan. 10 mai 2006
La fonction publique. Les syndicats font cause commune&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La grève organisée, hier, par l'intersyndicale de la Fonction publique a été partiellement suivie. La mobilisation des travailleurs diffère d'un secteur à un autre. Si les lycées ont connu une paralysie presque totale, le débrayage dans les hôpitaux et les administrations publiques était partiel. C'est du moins ce que nous avons constaté lors de notre tournée dans les APC, les CHU et les établissements scolaires de la capitale. Les travailleurs du secteur de la santé n'ont pas répondu massivement à l'appel qui leur a été lancé par l'intersyndicale, dont font partie des syndicats autonomes de la santé tels que le Snapsy et le SNPEM. A l'hôpital Mustapha Pacha comme au CHU de Bab El Oued ou celui de Kouba, les médecins n'étaient pas nombreux à répondre favorablement au mot d'ordre de grève de l'intersyndicale de la Fonction publique. Le taux de suivi de la grève dans le secteur de la santé, selon Mohamed Hadj Djilani, chargé de communication du Snapap, varie entre 25 et 40%. Les taux changent d'une wilaya à une autre. Raison : pour notre interlocuteur, la multiplicité des syndicats dans le secteur et la non-adhésion de certains d'entre eux à l'intersyndicale ont influé négativement sur la mobilisation des médecins. Les fonctionnaires de l'administration n'étaient pas également nombreux à débrayer. « Nous sommes, toutefois, satisfaits par l'adhésion des fonctionnaires à notre initiative. En dépit des pressions exercées par le ministère du Travail et les chefs de daïra, les travailleurs ont quand même répondu à notre appel », a précisé M. Hadj Djilani, en ajoutant que les taux de suivi les plus élevés ont été enregistrés à Béjaïa (85%), Bouira (65%), Bordj Bou Arréridj (70%) et les wilayas du Sud (70%). Sur le plan national, indiquent les syndicalistes que nous avons contactés, hier, le taux de suivi est de 65%. C'est l'éducation nationale qui a connu le taux de suivi le plus important (plus de 85%). Les vétérinaires d'Alger n'ont pas travaillé hier. Selon Mme Akali, chargé de communication du syndicat des vétérinaires, la grève a été respectée à 100%. En dehors de l'arithmétique des taux d'adhésion à la grève, les syndicalistes fédérés autour de l'intersyndicale de la Fonction publique se sont montré satisfaits. C'est pour la première fois, ont-ils souligné, que les syndicats autonomes représentant différents secteurs de la Fonction publique s'unissent afin de lutter pour une cause commune : les droits des fonctionnaires. « Le plus important pour nous c'est cette synergie entre les syndicats autonomes et la mobilisation des travailleurs pour deux points essentiels, en l'occurrence la situation socioprofessionnelle des travailleurs et leur droit à l'exercice libre du syndicalisme », a affirmé Mme Akali. Le même avis est partagé par le responsable du Snapap qui a appelé aussi les partis politiques à soutenir activement l'action des syndicalistes. Les responsables des organisations syndicales de l'éducation, à savoir le Cnapest et le CLA, eux sont allés plus loin en déniant le droit à l'UGTA de parler des salaires. Selon eux, ce que le pouvoir et son « partenaire social » sont en train de concocter à travers la tripartite et la bipartite est purement politique. Il y a, ont-il lancé, des desseins non avoués derrière la volonté d'augmenter les salaires. « Nous voulons un dialogue gouvernement-fonctionnaires de la Fonction publique », ont-ils précisé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Madjid Makedhi&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<author>Appel Algérie</author>
		<dc:date>2006-05-12T12:11:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Appel Algérie</dc:creator>
		

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		<item>
		<title>Femmes algériennes. Les discriminations subies en matière de statut personnel</title>
		<link>http://appelalgerie.africa-web.org/article.php3?id_article=130</link>
		<date>2006-05-12 14:01:23</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Salle Médecins du Monde 62 rue Marcadet 75018 PARIS Métro ligne 4 Marcadet Poissonniers Tél 06 64 36 26 61 Les discriminations subies en matière de statut personnel&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ici et là-bas PROGRAMME : 10h - 13 h Droits de femmes là-bas et ici :
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; Les amendements au code de la famille algérien : Feriel Lalami &lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; Répudiations - divorces : Amina Abed Bey et Zine Zaïra &lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; Droit européen et droits des femmes migrantes : Anissa Derouaz 14h 15h 30 Kafala et adoption : &lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; Danielle Housset, Présidente d'honneur de Enfance et Familles d'Adoption &lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; et les associations Paraneam et APERC 15h30-16h30 Atelier solidarité internationale &lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; Projection du témoignage &quot;Les femmes d'Oued Slama&quot; ALGERIE &lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; Débat avec Mme Dalila Zekal, Présidente de Bnet Fatma N'soumer, 16h30-18h Lecture d'extraits de textes du roman de Maïssa Bey : « Entendez-vous dans les montagnes... » avec l'association Soleil en Essonne en buvant le verre de l'
amitié. Exposition poteries et mosaïques de Fatiha Lakhdari , artisanat de femmes originaires d'Algérie : Magda Montag photos de Lalita Lebbaz Ouvrages et publications diverses. 18H Cloture&lt;/p&gt;</description>
		<author>Appel Algérie</author>
		<dc:date>2006-05-12T12:01:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Appel Algérie</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Déclaration commune SNAPAP et CGT Espagne</title>
		<link>http://appelalgerie.africa-web.org/article.php3?id_article=129</link>
		<date>2006-05-12 13:58:23</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
A l'issue des rencontres qui se sont tenues à Alger, du 9 au 12 avril 2006, le SNAPAP (Algérie) et la CGT (Espagne) ont élaboré la présente déclaration conjointe.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; 1º Ils condamnent avec force et rejettent les conséquences dévastatrices des politiques du capitalisme néo-libéral qui affectent les conditions de travail et de vie des travailleurs/euses et de la population en général sur toute la planète.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; 2º Au nom de la libre concurrence et du marché déréglementé, les salaires sont subordonné à la croissance spéculative et aux profits du capital, la stabilité de la relation entre les travailleurs et leurs postes de travail est réduite. En installant l'insécurité et la précarisation comme caractéristiques fondamentales, le néo-libéralisme accélére et renforce les processus de privatisation de ce qui reléve du domaine public en appliquant des critères monétaires aux nécessités sociales de la population. Le pouvoir mondialisé de la finance et ses relais locaux restructurent les conditions de travail (licenciements, réformes du droit du travail, externalisation des services, délocalisations...) et sapent les relations sociales basées sur la solidarité, la démocratie et les droits des personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; 3º Dans ce contexte, nous, SNAPAP ‘Algérie) et CGT (Espagne) exprimons notre condamnation des restrictions aux libertés syndicales, en particulier celles qui visent les syndicats alternatifs qui refusent de se soumettre à la logique néo-libérale dominante. Les obstacles à la liberté syndicale sont particulierement flagrants dans les pays de la rive sud où les violations des droits des travailleurs/euses et la détérioration des conditions d'existence se fondent sur la privation de libertés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; 4º Le processus néo-libéral de mondialisation entraine la dégradation continue des conditions de travail et de vie pour toutes et tous. C'est ainsi que le processus entamé par l'Union Européenne d'une seconde &quot;colonisation économique&quot; au moyen d'accords bilatéraux de zones de libre-échange, par l'extériorisation de ses frontières et avec la soumission de la région à des logiques purement sécuritaires, rend nécessaire et urgent de donner une réponse coordonnée entre les deux rives de la Méditerranée, entre l'Europe et les pays du Maghreb.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour toutes ces raisons, NOUS PROPOSONS D'ENTAMER LE PROCESSUS DE CRÉATION D'UN RÉSEAU EUROPÉEN ET MAGHREBIN DU SYNDICALISME ALTERNATIF ET AUTONOME, qui dépend seulement de de lui-même et de ses objectifs de défense des intérêts des travailleurs/euses, avec ces contenus minimaux, compris comme une proposition ouverte au débat et la participation à :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; la défense de la liberté syndicale et du libre exercice des droits syndicaux, en dénonçant et en se mobilisant devant toute violation des libertés syndicales. &lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; la lutte contre les privatisations et la défense de ce qui est public.
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; la lutte contre la précarité et la flexibilité du marché de travail et la dégradation des conditions de travail.
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; La défense des droits des travailleurs/euses immigrants/es en Europe et au Maghreb.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le cadre de ce processus, nous appelons à la participation à la rencontre de Rabat sur le Chômage, la Précarité et l'Immigration, organisé par l'ANDCM, la LTDC et la CGT, le 13 et 14 mai 2006&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ENFIN,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;LE SNAPAP ET LA CGT LANCENT UN APPEL À L'ENSEMBLE DU MOUVEMENT SYNDICAL ALTERNATIF ET AUTONOME EN EUROPE ET AU MAGHREB POUR CONSTRUIRE CE RÉSEAU, DANS UN PROCESSUS DE PARTICIPATION, DÉMOCRATIQUE ET D'APPUI MUTUEL, QUI PERMETTRA DE DONNER UNE RÉPONSE COORDONNÉE ET SOLIDAIRE AUX SITUATIONS QUE VIVENT LES TRAVAILLEURS/EUSES, DONT NOUS NOUS ENGAGEONS A DEFENDRE FERMEMENT LES DROITS.
SNAPAP CGT&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;DECLARACION CONJUNTA DEL SNAPAP (ARGELIA) Y LA CGT (ESPAÑA)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tras los encuentros celebrados en Argel, del 9 al 12 de abril de 2006, el SNAPAP (Argelia) y la CGT (España) han elaborado la siguiente declaración conjunta.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1º Condenamos rotundamente y rechazamos las devastadoras consecuencias de las políticas del capitalismo neoliberal que afectan a las condiciones de trabajo y de vida de l@s trabajador@s y de la población en general en todo el planeta.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2º En nombre de la libre competencia y de la flexibilización del mercado de trabajo, los salarios se supeditan al crecimiento especulativo y a los beneficios del capital, se reduce la estabilidad de la relación entre los trabajadores y sus puestos de trabajo. Instalando la inseguridad y la precarización como características fundamentales, el neoliberalismo acelera y refuerza los procesos de privatización en el sector público, aplicando criterios monetarios a las necesidades sociales de la población. El poder global de las finanzas y sus intermediarios locales reestructuran las condiciones de trabajo (despidos, reformas de la legislación laboral, externalización de los servicios, deslocalizaciones...) y minan las relaciones sociales basadas en la solidaridad, la democracia y los derechos de las personas&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3º En este contexto, el SNAPAP (Argelia) y la CGT (España) expresamos nuestra condena de las restricciones a las libertades sindicales, en particular las que afectan a los sindicatos alternativos que se niegan a someterse a la lógica neoliberal dominante. Los obstáculos a la libertad sindical son especialmente obvios en los países de la orilla sur donde las violaciones de los derechos de l@s trabajador@s y el deterioro de las condiciones de existencia se basan en la falta de libertades.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4º El proceso de globalización neoliberal supone la degradación continua de las condiciones de trabajo y de vida para todas y todos. Por ello el proceso iniciado por la Unión Europea de una segunda &quot;colonización económica&quot; a través de acuerdos bilaterales de zonas de libre comercio, de la externalización de sus fronteras y de la sumisión de la región a lógicas puramente de seguridad, hace necesario y urgente dar una respuesta coordinada entre las dos orillas del Mediterráneo, entre Europa y los Países del Maghreb&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Por todas estas razones, PROPONEMOS INICIAR el PROCESO de CREACIÓN de una RED EUROPEA Y MAGHREBÍ del SINDICALISMO ALTERNATIVO Y AUTÓNOMO, que depende solamente sí mismo y de sus objetivos de defensa de los intereses de l@s trabajador@s, con estos contenidos mínimos, entendidos como una propuesta abierta al debate y a la participación en :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; la defensa de la libertad sindical y del libre ejercicio de los derechos sindicales, denunciando y movilizándose ante toda violación de las libertades sindicales. &lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; la lucha contra las privatizaciones y la defensa de lo público
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; la lucha contra la precariedad y la flexibilidad del mercado de trabajo y la degradación de las condiciones de trabajo
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; La defensa de los derechos de l@s trabajador@s inmigrantes en Europa y en el Maghreb&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En el marco de este proceso, llamamos a la participación en el encuentro de Rabat sobre el Paro, la Precariedad y la Inmigración, organizado por la ANDCM, la LTDC y la CGT, el 13 y 14 de mayo de 2006&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;POR ÚLTIMO&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;El SNAPAP Y LA CGT HACEN UN LLAMAMIENTO AL CONJUNTO DEL MOVIMIENTO SINDICAL ALTERNATIVO Y AUTÓNOMO EN EUROPA Y EN EL MAGHREB PARA CONSTRUIR ESTA RED, A TRAVÉS DE UN PROCESO PARTICIPATIVO, DEMOCRÁTICO Y DE APOYO MUTUO, QUE PERMITA DAR UNA RESPUESTA COORDINADA Y SOLIDARIA A LAS SITUACIONES QUE VIVEN L@S TRABAJADOR@S, CUYOS DERECHOS TENEMOS EL COMPROMISO DE DEFENDER CON FIRMEZA&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;SNAPAP CGT&lt;/p&gt;</description>
		<author>Appel Algérie</author>
		<dc:date>2006-05-12T11:58:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Appel Algérie</dc:creator>
		
			<enclosure url="http://appelalgerie.africa-web.org/IMG/pdf/DeclarationSNAPAP-CGT.pdf" length="924520" type="application/pdf" />
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Intersyndicale de la Fonction publique</title>
		<link>http://appelalgerie.africa-web.org/article.php3?id_article=128</link>
		<date>2006-03-30 15:05:52</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le Jour d'Algérie : Une semaine après la création de l'intersyndicale de la Fonction publique, quelle évaluation faites-vous et quel est le degré d'adhésion des autres syndicats autonomes ?&lt;/strong&gt;
Rachid Malaoui : La création de cette intersyndicale a été dictée par la nécessité de resserrer les rangs autour de trois revendications qui sont communes aujourd'hui à tous les syndicats autonomes. Nous avons relevé l'adhésion des syndicats affiliés aux intersyndicales sectorielles, comme nous avons également enregistré la venue d'autres syndicats de la Fonction publique, comme celui des vétérinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a aussi des syndicats non agréés...&lt;/strong&gt;
Les syndicats ne sont pas comme les partis politiques. Nous ne dépendons pas du ministère de l'Intérieur ou de celui du Travail. Donc nous n'avons pas à présenter un agrément pour exister sur le terrain. Les syndicats possèdent, par ailleurs, un numéro d'enregistrement. Même si aux yeux de la loi algérienne, des syndicats comme le Cnapest et le CLA ne sont pas légaux, les lois internationales consacrent le droit à un groupe de travailleurs, et ce, dans n'importe quel domaine d'activité, de déléguer ses représentants. Il faut savoir, aussi, que l'Algérie a ratifié les conventions internationales du Bureau international du travail et que les représentants des travailleurs sont protégés par la Constitution. &lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mais pourquoi la création d'une intersyndicale de la Fonction publique du moment que les doléances sont déjà portées par des intersyndicales sectorielles ?&lt;/strong&gt; C'est ce que nous appelons la dynamique syndicale. Il y a effectivement des coordinations de tous les secteurs de la Fonction publique, tels que la santé, l'éducation, l'enseignement supérieur. Mais comme les points contenus dans les doléances de ces intersyndicales convergent sur trois points, à savoir le statut de la Fonction publique, l'augmentation des salaires et le respect des libertés syndicales, la revendication dépasse le niveau sectoriel. Il a fallu donc réfléchir à créer un interlocuteur unique qui fera face au Chef du gouvernement, et ce, même si la satisfaction des doléances est du ressort du chef de l'Etat. C'est donc cette intersyndicale de la Fonction publique qui va poser le problème d'une manière globale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'en est- il des doléances des travailleurs qui ne sont pas issus du secteur de la Fonction publique ?&lt;/strong&gt;
Pour le moment, on compte parmi nous les syndicats du secteur économique, dont ceux de la maintenance d'Air Algérie et des officiers de la marine marchande. Il y a aussi des syndicats comme ceux de la Sonatrach ou de la Sonelgaz qui n'arrivent pas à s'exprimer. Le jour où nous pourrons avoir une coordination avec les représentants du secteur économique, nous pourrons avoir une action commune concernant le code du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Parlons de la réunion de l'intersyndicale de la Fonction publique prévue pour ce jeudi 30 mars. Est-ce qu'on pourrait s'attendre à l'annonce d'une grève générale des secteurs concernés.&lt;/strong&gt;
En tant que représentant du Snapap, je pense que le but de cette intersyndicale est de créer une contestation générale au sein de la Fonction publique. Il peut y avoir, à l'issue de la réunion de ce jeudi, la prise de décision pour mener des actions de protestation. Le recours à une grève générale dans les secteurs concernés n'est pas à écarter, si la décision émane des bases syndicales qui seront représentées à ce rendez-vous.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;L'intersyndicale a-t-elle eu des contacts avec le gouvernement ?&lt;/strong&gt;
Nous n'avons pas encore eu de contact direct, mais nous avons lancé des appels à travers la presse. Nous adresserons aussi des correspondances après la réunion de ce jeudi. Nous informerons nos interlocuteurs des résolutions de cette rencontre décisive pour notre mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le gouvernement ne reconnaît pour le moment que l'UGTA en tant que partenaire social. La Centrale syndicale attend la tripartite pour exposer les revendications des travailleurs. Votre action ne risque-t-elle pas de ne pas être entendue ?&lt;/strong&gt;
Notre mouvement n'est pas dirigé contre l'UGTA. D'ailleurs, des bases syndicales de cette organisation, tel le SETE, se sont jointes à nous. Il y a une certaine solidarité entre l'UGTA et les syndicats autonomes. Les portes de l'intersyndicale sont ouvertes à ces bases, en tant qu'organisation ou en tant que collectif de travailleurs.
Chaque travailleur, de n'importe quelle couleur syndicale, sait quelle est la meilleure manière de le défendre. Il ne s'agit pas d'une guerre de leadership. D'ailleurs, l'intersyndicale de la Fonction publique n'est chapeautée par personne. Elle est là, car les syndicats se sont retrouvés confrontés à des limites que seule une intersyndicale est capable de franchir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Des actions syndicales décidées unilatéralement ont été gelées par des décisions de justice. Les actions en perspective de l'intersyndicale ne risquent-elles pas de buter sur le même obstacle ? &lt;/strong&gt;
Le Snapap est le syndicat le plus touché par les décisions de la justice, étant donné qu'il encadre des secteurs sensibles. Aujourd'hui, presque tous les syndicats autonomes sont réprimés par les mêmes moyens. C'est pour cette raison qu'il faut consolider la solidarité entre les organisations syndicales. Le Président de la République a lui-même reconnu que la justice algérienne fait l'objet d'injonctions émanant de politiques. En reconnaissant ces dérives, il a reconnu ce que nous avons toujours dénoncé dans nos parcours en tant que syndicalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Propos recueillis par F. A.&lt;/i&gt; &lt;/p&gt;</description>
		<author>Appel Algérie</author>
		<dc:date>2006-03-30T13:05:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Appel Algérie</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Salaires des fonctionnaires. Quelles voies pour les syndicats ?</title>
		<link>http://appelalgerie.africa-web.org/article.php3?id_article=127</link>
		<date>2006-03-30 14:59:19</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Plus personne ne croit aux arguments pseudo monétaristes qui fondent le refus du gouvernement de relever les salaires de la fonction publique. A chacune de ses sorties, il évoque le volume de la fiscalité ordinaire, le taux de croissance ou le niveau de nos exportations hors hydrocarbures.
Or, peut-il légitimement opposer ces indices sachant que leur amélioration est exclusivement tributaire de sa responsabilité ? Les enseignants, les médecins, les chercheurs, les vétérinaires... disposent-ils d'un quelconque pouvoir en la matière ? Depuis longtemps, l'austérité réprouve sévèrement les fonctionnaires. Durant la décennie noire, quand le pays était au bord du gouffre financier, ils ont subi stoïquement leur sort, continuant à assumer les fonctions qu'on disait vitales pour l'Etat, dans les conditions que tout le monde connaît, pendant que d'autres fructifiaient le chaos pour amasser des fortunes qu'ils arborent aujourd'hui sans pudeur aucune. A présent, les choses ont changé. Mais les salaires des agents de l'Etat demeurent parmi les plus bas de la planète. Cet avantage comparatif - comme aiment à le dire les économistes - ne se traduit pas par une augmentation des exportations (hormis l'exportation des cerveaux avec le meilleur rapport qualité-prix s'il vous plaît !). Cela ne génère pas non plus une productivité croissante de notre économie. Ils engendrent, au contraire, une corruptibilité accrue de notre société comme le montrent les feuilletons qui ont défrayé la chronique de ces dernières années. Les causes de nos déconvenues économiques sont donc à rechercher ailleurs que dans les poches des travailleurs. Quant au bas rendement de notre fiscalité ordinaire, nous attendons avec impatience la mise en pratique des réformes promises. Les fonctionnaires, eux, peuvent s'enorgueillir d'être en règle de ce côté. Mais ce que l'on constate est tout simplement génial. La parade au moindre effort est toute trouvée. On devrait en faire profiter les gouvernements des pays développés. On laisse le système fiscal végéter dans un état archaïque et on justifie le gel des salaires par le bas niveau des recettes. Aujourd'hui, par la grâce de miracles paranormaux, l'Etat algérien est courtisé pour les faramineux et subits excédents financiers dont il dispose et qui ont tant manqué à notre pays. Bien des choses auraient pu changer déjà. Mais, et il est malheureux de devoir le rappeler, l'histoire prouve chaque jour qu'aucune politique monétariste ne peut faire avancer un pays sans un projet volontariste de développement global. Nul progrès n'est possible sans un peuple formé et soigné. Et c'est précisément dans le rôle de l'Etat que de consacrer la totalité des moyens qu'il réunit pour faire face aux défis collectifs présents et futurs qui se posent à la nation. Des études comparatives montrent que l'Algérie et le Canada, deux pays riches en ressources, présentent de fortes similitudes. Mais, et c'est le bon sens, leur niveau de développement, très contrasté, dépend presque exclusivement des politiques de ressources humaines mises en &#339;uvre par ces Etats et des moyens qui y sont consacrés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://appelalgerie.africa-web.org/puce.gif' alt='-' /&gt; Qu'en est-il dans notre pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le spectacle qu'offrent nos établissements scolaires et universitaires est affligeant. Le montant ridicule des bourses offertes à nos bachelières, (30 DA/jour), pousse certaines d'entre elles à vendre leur corps pour financer leurs études. L'image de misère que renvoient les enseignants, nos chercheurs, nos médecins du secteur public... a des effets ravageurs sur la conscience sociale des nouvelles générations. Mise à côté de l'apparence flamboyante de réussites douteuses (toutes ces succès stories, qui se sont avérées être que de la délinquance de haute facture) elle produit des conséquences dévastatrices au niveau symbolique. Comment un professeur peut-il susciter de l'intérêt chez ses élèves devant cette merveille qu'est le tableau périodique des éléments chimiques, devant la beauté de telle théorie ou de telle &#339;uvre artistique ou philosophique ; comment peut-il leur expliquer les vertus du travail alors que son propre statut social milite à chaque instant en faveur du contraire. La part budgétaire allouée par notre pays à l'enseignement est certes parmi les plus importantes en valeur absolue, mais elle demeure et de loin la plus insuffisante eu égard aux besoins de financement (le tiers de la population est concerné directement par l'enseignement). Par leurs réactions citoyennes, les enseignants, à l'image d'autres travailleurs de la fonction publique, ont prouvé que beaucoup de choses restent saines dans notre pays. La série de grèves et de protestations, de fréquence croissante, qui a secoué ses dernières années le secteur de l'enseignement, reflète leur forte détermination à retrouver un minimum indispensable de dignité sociale et à redonner au système scolaire la place et la qualité qu'il n'aurait jamais dû perdre. Généralement animées par des syndicats autonomes isolément, ces actions portent sur des revendications salariales, de statuts, de retraite et de libertés syndicales, mais aussi des questions liées à l'état de droit à l'école. Ces arrêts de travail, souvent très éprouvants et qui n'ont pas l'air de décliner en intensité, n'ont pas encore réussi à faire aboutir ces revendications, même s'ils ont eu le mérite de poser avec force leur caractère aigu. Cela n'a pas découragé les travailleurs et leurs représentants à poursuivre leur lutte même si elle a été sanctionnée par l'échec, faute de culture du dialogue de la part des autorités, mais aussi de maturité syndicale. Nous constatons qu'un scénario semblable se répète depuis de nombreuses années dans divers secteurs de la fonction publique : à chaque fois que les travailleurs protestent, leur tutelle respective exprime son incompétence en matière de salaires, de statuts et de retraite. On leur oppose que ces revendications sont du ressort du gouvernement et que le syndicat d'un secteur n'est pas habilité à négocier de questions qui touchent à l'ensemble des travailleurs de la fonction publique. S'apercevant que leur insuccès provient de leur isolement, des syndicats de l'enseignement ont initié une coordination intersyndicale dite CITE qui a déjà à son actif deux grèves très largement suivies par les travailleurs. Mais les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ces actions, bien que coordonnées, ne semblent pas nous rapprocher de la fin souhaitée, du fait de leur isolement par rapport aux autres secteurs de la fonction publique. A terme, elles peuvent même engendrer chez les travailleurs un sentiment de lassitude et d'impuissance. En plus des nombreuses journées de travail perdues, pour les professeurs et leurs élèves, qui demanderont un surcroît d'efforts au moment de les rattraper. Auparavant, une douzaine de syndicats autonomes de divers secteurs se sont déjà regroupés au sein d'un Comité national des libertés syndicales (CNLS) qui a prouvé son efficacité en organisant, entre autres actions, une campagne contre la conclusion du fameux pacte économique et social qui allait être adopté en septembre 2005, en l'absence d'une véritable représentation des travailleurs. Le CNLS avait montré la voie à suivre. Du point de vue de l'unité syndicale tant souhaitée par les travailleurs, on peut estimer que la constitution du CITE est un recul par rapport à ce qui était déjà initié par le CNLS, car ce dernier constitue un cadre plus large (la charte du CNLS a été signée par la majorité des syndicats faisant partie de la CITE). Ce retrait a déjà commencé à donner un effet qui devrait en faire réfléchir plus d'un, à savoir jeter en pâture aux pressions de toutes sortes le secrétaire général du SNAPAP, syndicaliste courageux très dynamique au sein du CNLS. Les grèves animées par la CITE, bien qu'elles aient eu le mérite de montrer encore une fois la détermination des enseignants à faire avancer des revendications reconnues comme légitimes, n'ont pas abouti à une prise de langue sérieuse avec les pouvoirs publics. Cela pourrait durer longtemps. Elles sont même en train de produire un résultat que d'aucuns parmi les enseignants ne souhaitent pas mettre sur la sellette un syndicat institutionnel (Unpef) qui ne s'est pas toujours montré du côté des travailleurs dans les moments les plus critiques de leurs actions. Ces demi-échecs poussent de nombreux syndicalistes à penser que le moment est donc peut-être venu d'envisager sérieusement des actions communes aux fonctionnaires des divers secteurs pour pouvoir porter leurs revendications partagées au niveau approprié, à savoir le gouvernement. Dans ce sens, l'annonce faite récemment par le CNAPEST et le SNAPAP de la création d'une intersyndicale de la fonction publique vient à point nommé pour confirmer la maturité de cette idée. A moins que des facteurs imprévisibles ne viennent contrarier cette dynamique unitaire, les autres syndicats autonomes adhéreront sans doute à cette initiative dans l'intérêt des fonctionnaires qui les ont mandatés. L'action citoyenne de tous ces syndicalistes et travailleurs qui s'épuisent à mener leur longue lutte, avec les lourds sacrifices que cela suppose, cristallise les espoirs de voir l'Algérie s'installer dans une autre ère : celle du partenariat, du dialogue, du respect et du droit.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aouissi Mohamed Ou-Salem Kasdi Abdallah&lt;/p&gt;</description>
		<author>Appel Algérie</author>
		<dc:date>2006-03-30T12:59:19Z</dc:date>
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		<dc:creator>Appel Algérie</dc:creator>
		

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